Les aventures de Maeva Carlino

Le commencement

Classé dans : Non classé — 22 juillet, 2009 @ 1:10

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Si je suis devenue une boulimique des hommes, cela est très certainement dû au fait que mon père multipliait les conquêtes, et que je les voyait défiler à la maison les week end ou maman était absente. Etant hôtesse de l’air, ma mère était très peu présente avec nous, et de ce fait mon père devait combler son manque sexuel. Pourtant ma mère était très belle, c’était une femme intelligente, drôle elle avait toutes les qualités pour rendre heureux un homme… mais cela n’empêcha pas mon père de lui être infidèle.

Je pense qu’elle le savait, mais comme elle était très amoureuse de lui, elle préférait se taire, et le voir heureux quand elle rentrait. Jusqu’au jour ou ma mère se suicida d’une balle dans la tête lorsque j’avais 18 ans. Je ne peux vous dire à quel point j’en ai voulu à mon père, cette ordure. C’est moi qui découvrit dans la salle de bain le corps de ma mère gisant dans son propre sang. Je ne reconnaissait plus ma propre mère, elle avait était défiguré par l’impact de la balle. C’était une vision d’horreur pour une jeune femme de 18 ans. Cette image me restera gravée à vie. J’ai pleuré ma mère pendant des années, il m’arrivait de prier pour la rejoindre, je lui en ai même voulu ;  pourquoi si tôt, pourquoi ne pas s’être confiée, pourquoi ne pas avoir quitté mon père ?… autant de questions me sont passées par la tête. J’en cherche toujours les réponses.

Ce n’est qu’à mes 22 ans que j’ai décidé de partir de la maison et de faire ma vie seule, sans aucune aide de personne mais surtout sans mon père qui en avait profité pour partir avec l’une de ses maîtresses.  Et c’est aussi à ce moment là que j’ai rencontré François.

Il avait 25 ans, il travaillait pour son père dans une boîte de bâtiment en tant qu’ouvrier. Il gagnait bien sa vie, il était stable, il me semblait normal, il menait une vie tout à fait paisible et sans remous. Tout ce dont j’avais besoin à cette période de ma vie.

Nous avons vécu durant 3 ans, une histoire d’amour passionnelle, fusionnelle, c’était mon premier amour, ma première expérience sexuelle aussi. Je pensais finir ma vie avec, fonder une famille, être, tout simplement enfin heureuse.

 Mais c’est un fameux vendredi soir d’hiver que tout s’écroula une nouvelle fois pour moi.

Je devais partir avec deux copines à moi au ski à Vars les flots. On avait loué un petit studio à côté des pistes. Mais ce soir là, Marie, l’une de mes copines appris que sa grand mère venait de déceder suite à un arrêt cardiaque. Toutes les trois abassourdit par la mauvaise nouvelle, nous décidions donc de rentrer. Inutile de vous dire que sur le chemin du retour l’atmosphère qui regnait dans la voiture était très déroutant, lourd. Les pleurs de mon amie, me firent fondre en larmes et me rappellerent la mort tragique de ma mère.

De retour à mon domicile, je découvrit l’appartement vide, silencieux, aucun signe de François. Je déposais mon manteau, ma valise dans le hall d’entrée. Je fis le tour de toutes les pièces de l’appartement et toujours pas signe de vie de ma moitié.

C’est là que je vis la lumière clignotante du répondeur, qui signifiait qu’un message vocal était en entente.

Je fut horrifiée par ce que je venais d’entendre, de découvrir… tout s’écroula autour de moi, mes projets d’avenir, mes rêves, ma vie. Je venais de découvrir que François, l’homme avec qui je vivais depuis trois ans était un…… proxenet.

Le message disait « oué c’est Franck, ramène toi y’a un soucis avec Susanne, elle à eu les résultats d’analyse de sang, elle a choppé un truc pas beau du tout ! elle veut porter plainte, nous dénoncer et tout le tralala ! Alors bouge toi si t’as pas envie qu’on découvre notre petit business ! jt’avais dit que je voulais pas qu’on l’embauche cette pute,  y’avait d’autres nanas plus nikels et en meilleur état qu’elle. J’te l’avait qu’elle allait nous attirer que des problèmes. J’ai pas envie de perdre notre petite affaire. alors rapplique vite, ca urge ! »

Mes jambes se dérobèrent sous l’emprise du choc et je tombais sur le sol de tout mon poids, s’en en ressentir la moindre douleur. J’étais anéantis, je restait stoïque face à cette terrible découverte. François était pour moi, la personne que j’aimais le plus au monde, la personne la plus douce et honnete que je connaissais.

J’avais renoncer à l’idée que les hommes étaient des pourritures grâce à lui. Je réalisais avec dégoût que j’avais tout partagé avec lui, l’odeur de sa peau était sur moi, sa salive était sur ma bouche, je courru vers la salle de bain pour me delester de tous ses retes sur mon corps, comme si j’avais était violé. Je me sentais sale, bête, laide et honteuse, honteuse d’avoir cru en cette personne pendant toutes ces années, d’avoir partager mon lit et mes rêves avec lui.

Je restais un long moment sous la douche l’air evasif, déboussolé. Quand j’eu soudain un regain de vitalité. Une étincelle.

Je ne sais pas par qu’elle force, mais je fut pris d’une volonté d’avancer, de continuer à vivre et ce malgré mes lourdes deceptions. Une envie folle d’abattre des montagnes pour enfin être heureuse. Et ce toute seule, sans hommes. Sans ces êtres si pitoyables qu’ils soient. Je decidais donc de vider ces hommes,  de les épuiser, les manipuler comme eux le font.

Je pris mes affaires, ma bagnole et partit à l’aventure, où ? je ne sais pas, mais loin très loin de ce que je pourrai appeller désormais… mon passé.

C’est à partir de ce moment là que les choses aller vraiment changer pour moi.

 

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